| 14-05 00:00: | Joachim Salamero à Poitiers (86) |
| 14-05 00:00: | Daniel Dubois à Lille (59) |
| 16-05 00:00: | Christian Eyschen à Chalons-sur –Saône (71) |
| 23-05 00:00: | Dominique Goussot à Châteauroux (36) |
| 24-05 00:00: | Jacques Lafouge à Metz (57) |
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COMMUNIQUE DE PRESSE –
Dans un article publié par la Croix le 24/1/2008, Madame Michèle Alliot-Marie, Ministre des Cultes, affirme que « certains ont une conception archaïque de la laïcité ».
Devant l’inquiétude que suscitent de la part des laïques et des libres penseurs les déclarations du Président de la République, la Ministre accuse certaines organisations de sectarisme et en appelle à la tolérance. Puis elle se félicite des entretiens qu’elle aurait eus avec des représentations de toutes les religions et courants de pensée, y compris les obédiences maçonniques.
La Fédération Nationale de la Libre Pensée et son Président s’autorisent à publier la réponse qu’ils ont obtenue de la part du Ministre à leur demande d’entretien.
La Fédération de la Libre Pensée fête, cette année, ses 160 ans, elle regroupe des citoyens qui refusent la soumission et le dogmatisme et prône la tolérance.
Elle a participé directement à l’adoption de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État et inscrit son action dans la défense de la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité.
La question se pose : qui fait acte de sectarisme dans ce cas particulier ?
Paris, le 29 janvier 2008
Une délégation de la Fédération Nationale de la Libre Pensée composée de Marc BLONDEL, Président, Jacques LAFOUGE, vice-président, Christian EYSCHEN, Secrétaire général, s’est entretenue avec le Grand Maître du Grand Orient de France, Jean-Michel QUILLARDET, accompagnée d’André MOUTY Grand Maître adjoint et de Fabien TAÏEB.
Les représentants de la Libre Pensée ont marqué leur inquiétude à la suite des déclarations du Président de la République lors de son intronisation de Chanoine d’honneur de Latran à Rome.
Ils ont confirmé leur détermination à l’application intégrale, sans dérogation, sur tout le territoire de la République, de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.
La Libre Pensée rappellera en tous lieux et à tout moment, les principes républicains de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Laïcité.
Paris, le 11 janvier 2008
L’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) nous communique les informations suivantes :
« L’écrivain en exil Taslima Nasreen a été agressée le 9 août 2007 au Club de la Presse d’Hyderabad (selon notre correspondant Babu Gogineni), où elle présentait la traduction en telugu de son livre Dwikhandita. Ses assaillants sont membres du groupe extrémiste Majlis Ittehad-ul-Muslimeen (MIM), dirigé par trois élus à l’Assemblée législative de l’État. Elle leur a répondu « Quoi qu’il arrive, on ne me fera jamais taire ».
Des projectiles ont été lancés et des insultes proférées contre Taslima, mais heureusement elle n’a pas été blessée par ses agresseurs qui n’ont pas réussi à l’approcher de trop près. Le Dr Innaiha, un militant humaniste, a été blessé au visage par des objets lancés par les contestataires : ils ont lancé tout ce qu’ils ont trouvé à leur portée, y compris des bouquets de fleurs, des sacs à main et d’autres objets. Ils ont même saisi des chaises pour menacer Taslima. On a vu à la télévision Mr M Nagaeswara Rao de l’école de journalisme Eenadu et le Dr Innaiah essayer de calmer les agresseurs Le plus consternant, c’est de constater que les agresseurs eux-mêmes sont des représentants élus de l’Assemblée législative de l’État de l’Andhra Pradesh et qu’ils sont membres du parti intégriste musulman du Majlis Ijttehaad-ul-Muslimeen, et qu’ils étaient accompagnés par quelques dizaines d’adhérents.
Les dirigeants ont été arrêtés et ils comparaîtront devant un juge. La bande de voyous qui les a soutenus ont interrompu la circulation sur une grande partie de la rue à Hyderabad, pour protester contre la venue de Taslima dans la ville, ils ont exigé qu’elle soit expulsée pour avoir offensé leur religion, et ils ont voulu que leurs dirigeants soient relâchés. Un grand nombre d’entre eux ont déclaré qu’ils étaient prêts à la tuer s’ils en avaient l’occasion.
Le syndicat des journalistes a demandé que les trois élus soient suspendus de leurs mandats de députés à l’assemblée. Il y a eu un élan de solidarité venant de tous les horizons dans l’ensemble du pays en faveur de Taslima, et pour défendre la liberté d’expression, y compris du Premier ministre de l’ Andhra Pradesh et du ministre fédéral à Delhi. La condamnation des faits qui se sont produits, été unanime, y compris venant du Parti Communiste (Marxiste) de l’Inde, du parti Telugu Desam et d’un grand nombre d’ONG. Le ministre de l’Intérieur Jana Reddy a condamné l’agression en termes très fermes, promettant des sanctions pénales exemplaires contre ceux qui ont usé de violence, et déclaré que cela aurait pu être évité si la police avait été informée auparavant de l’arrivée de Taslima dans la ville.
A la suite des menaces de mort, Taslima a dû quitter le Bangladesh il y a 12 ans. Son livre Dwikhandita avait été initialement interdit par le gouvernement communiste du Bengale occidental et publié ensuite après une décision de justice. «
La Fédération Nationale de la Libre Pensée française s’associe à la protestation des associations indiennes membres de l’IHEU et leur transmet l’expression de sa solidarité laïque.
Paris, le 25 août 2007
Chargé par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe de rédiger un rapport sur « les dangers du créationnisme dans l’éducation », M. Guy Langagne n’a pu présenter ses travaux devant cette instance, en dépit de leur approbation préalable par la Commission de la culture, de la science et de l’éducation. Son inscription à l’ordre du jour a été repoussée sine die.
La Fédération Nationale de la Libre Pensée condamne cette décision qui constitue un acte de censure intolérable, imposé par les groupes de pression religieux de tous ordres, à une assemblée politique. Contrairement à ce que les artisans du retour des ténèbres voudraient ériger au rang de dogme officiel, le monde vivant n’a pas été créé ex nihilo en sept jours. Il est le produit de l’évolution, dont Charles Darwin a mis en évidence les mécanismes, dans la lignée des grands hommes de science du 18e siècle, Lamarck et Linné notamment.
La Fédération Nationale de la Libre Pensée exige que le rapport de M. Langagne soit inscrit à la prochaine session plénière de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en Octobre prochain.
Paris le 2 juillet 2007

La liberté absolue de conscience reste un concept inacceptable pour les monothéismes qui lui opposent la « liberté religieuse ». Mais la « liberté religieuse » n’est rien d’autre que l’obligation d’adhérer à la communauté que désigne sa naissance ou son « territoire », pour reprendre l’abomination lexicale à la mode.
Le pape des catholiques aussi bien que les thuriféraires des autres confessions sont habiles à faire modifier les institutions à leur profit, en modulant selon qu’ils sont ou non en position dominante.
Nous autres, libres penseurs organisés, savons au contraire que renvoyer la religion dans la sphère privée est la condition pour permettre à l’individu d’exister comme être libre.
Nous autres, libres penseurs, n’avons pas de dogmes de substitution à proposer. Nous nous battons pour cette liberté absolue de conscience, afin que le citoyen fasse ses choix d’engagement en fonction de sa place dans la société et des intérêts ou des positions qu’il choisit d’y défendre. Au contraire, les Ratzinger et leurs semblables savent profiter de chaque retour en arrière, et la ratification du traité de Lisbonne est un des derniers reculs en date.
Le traité de Lisbonne institue la religion comme une affaire publique dans l’Union Européenne. Mais la religion affaire publique, cela nous ramène au Chevalier de la Barre : l’irrespect de ce libertin du XVIIIème siècle à l’égard d’une procession fut le prétexte de son arrestation, de sa torture et de son supplice. C’est aussi ouvrir la voie à la légitimation de la tyrannie domestique organisée par le droit canonique, le talmud ou la charia.
Les diverses sortes de censure sont parfaitement envisageables dans la logique de l’art 16 c du traité de Lisbonne qui définit la place des religions dans l’Europe chrétienne.
Dans ce contexte, il faut saluer la victoire de nos amis britanniques de la National Secular Society (NSS) : avoir obtenu du parlement l’abrogation du délit de blasphème qui existait encore en Grande-Bretagne c’est nous offrir un point d’appui pour préserver la liberté contre les vents mauvais, c’est prouver que l’engagement pour la séparation est un choix efficace.
Défendons la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat et restaurons son autorité. Nous pouvons nous appuyer sur la majorité de nos concitoyens .




Chaque année, le congrès national de la Libre Pensée adopte une question soumise à l’étude des fédérations, groupes et libres penseurs.
La fédération qui a proposé la question est chargée de recevoir les contributions, d’en établir une synthèse, de fournir les documents aux délégués du congrès de l’année suivante. Un document, établi en commission de congrès, à partir de la synthèse, est soumis à la discussion et au vote des congressistes.
le document ci-dessous est une première synthèse de la question à l’étude 2007-2008.
